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Sociétés alternatives

On a donné au terme “utopie”, une connotation bien trop négative. A tel point que le mot “impossible” raisonne avant même de commencer à s'intéresser à une quelconque réflexion ou pensée utopique, voir même juste la lecture d'un article dont l'auteur serait un penseur philosophique. Le terme “utopie” a pour effet aujourd'hui de décrédibiliser toute tentative d'amélioration de la société actuelle. Parfois même sans le mentionner, la réaction réflexe des gens est “c'est utopique”… sans avoir porter la moindre réflexion réaliste.

Évidemment, c'est voulu ! C'est pas pour rien que l'on nous bombarde de plus en plus de romans et de films dystopiques, dont le “créateur fictif” avait dans le film des objectifs utopiques.

Donc oui, oublions les utopies un instant. Mais si j'en parle, c'est parce que j'aimerais que vous preniez conscience de deux choses :

  • Réfléchir à une utopie aide à réfléchir, concrétiser, matérialiser, évoluer vers des améliorations réalistes majeurs de la vie. Pour ma part, ce sont ces réflexions qui m'ont permis d'évoluer et de forger ma propre opinion sur de nombreux sujets indépendamment des propagandes et idées reçues.
  • Le monde actuel est horrible, mais avec un potentiel magnifique. Il n'est pas difficile de l'améliorer tant la société actuelle est une véritable catastrophe. Penser et réfléchir à de grands changements et de grandes améliorations de notre façon de vivre ne doit pas paraître utopique ni difficile, mais au contraire une aventure à tester, expérimenter. Qu'avons-nous d'autres à perdre ? Et plus l'éveil vient à nous, plus nous sommes porter vers ces changements et améliorations que l'on découvre totalement réaliste, et souvent bien plus facile que l'on peut y croire.

Sur cette page, je ne vais lister les réflexions qui me paraissent réalistes ET de bon sens, pour l'amélioration du monde vers une vie meilleures, respectables et protégeant l'humanité comme la nature.

Si prenez en compte l'expérience humaine, à travers le bon sens (notre coeur et lien avec la nature), mais aussi les sciences (biologie, sociologie, psychologie, etc.), une évidence saute aux yeux : la société actuelle n'est absolument pas adaptée à ce que nous sommes. Elle nous déconnecte de nos racines pour nous transformer en zombie obéissant.

C'est comme si on donnait de la viande à un zèbre, que l'on faisait vivre un ours polaire dans un désert ou que l'on mettait des prothèses et une douche automatique à une baleine pour qu'elle puisse survivre et marcher sur la terre.

Voici une liste personnelle de conditions pour aller davantage vers le respect de notre humanité :

  • Des règles adaptées au contexte. Plus une règle s'applique à un grand nombre, plus elle doit être universelle et abstraite (ex: respecter la nature, respecter autrui). Une règle qui serait locale est culturelle, adapté et adopté uniquement par la communauté locale (ex: troc des ressources tous les mardis, la cuisine est un espace partagé). Aujourd'hui, la nation entière décide de 90% du fonctionnement locale, sans tenir compte du contexte locale ni des habitants.
  • Des règles adoptées par tout les êtres humains concernées sans exception. Tous doivent être d'accord, autrement, on ne tient pas compte des différences et des minorités. C'est ce que l'on appelle aussi la méthode du consensus. Cela signifie que des compromis seront fait en accord, MAIS AUSSI que les règles éventuellement nécessaires sont vivantes et peuvent changer à tout moment. Au contraire, aucune modèle politique ou sociétal actuelle ne permet cela. Si dans certains ont permet, et pas toujours, de parler, comme dans une démocratie, les minorités sont toujours ignorés, même lorsque les règles évolues. En effet, ce n'est pas simple à mettre en œuvre sauf si on respect la règle suivante.
  • Des petites communautés entre 10 et 50 êtres humains maximum, 50 étant déjà beaucoup. Cela permet d'avoir plus facilement des points et besoins communs, des aspirations communes et de s'accorder sur des règles de vivre ensemble concrètes, précises et respectueuses. Pour moi, cette condition a beaucoup de sens. Et je le constate d'autant plus lorsque je passe ou vis en ville, où tu croises plein de gens sans les connaître et machinalement dans l'indifférence, ou que tu n'es qu'un numéro au sein de ton entreprise. Rien n'empêche quiconque de rejoindre une autre communauté qui lui ressemblerait davantage ou une communauté d’accueillir un nouveau membre. Cela donne du sens au besoin (ou pas) de quitter le cocon familiale pour vivre sa propre aventure.
  • Une autonomie entièrement locale. C'est à dire que chaque petite communauté est autonome pour se nourrir, pour se vêtir, pour l'eau, pour s'abriter, pour sa santé générale. Cela permet d'assurer la transmission de savoir, de dépasser des peurs, d'être indépendant d'une grosse institution sans coeur, d'adapter sa culture à ses besoins ou ses besoins à sa culture (locale). Cela n'empêche pas de casser la routine du quotidien avec une fête entre communauté ou l'arrivée occasionnelle d'une denrée non locale. Cela n'empêche pas les communautés de s'entraider lorsque des coups durs sont vécus. Mais les communautés sont pensées et organisés pour être autonome au quotidien, dans leurs routines de fonctionnement.

L'auteure, Maria Nozick, parle d'une planète de villages, de communautés humaines organisées localement.

Plus d'information ici : https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=733

Un réseau de lieux sans propriétaire : https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=99

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  • Dernière modification: il y a 9 mois
  • de dryk